jan yperman ziekenhuis ieper Parallel


travail devant le but avec but amovible ORIGINE
USA, Canada
fichier zone de danger discover media Parallel Affiche

radio rmb podcasts ANNEE
2018
poutre escalade fixation angle REALISATION

Isaac Ezban

values beliefs human rights INTERPRETES
maurice jaubert nice Kathleen Quinlan
video octaunote en français Georgia King
pub emma tablette Alyssa Diaz
zannier st chamond 42 Martin Wallström
comment libérer de la mémoire virtuelle sur xp Carmel Amit
kota gana mp3 Mark O'Brien
chaussures haflinger blizzard satura Aml Ameen
boutx le mourtis enneigement Shannon Chan-Kent
pétage de plomb au travail AUTEUR DE L'ARTICLE: graziano e barbara Philippe DELVAUX
travaux circuit du castellet SES DERNIERS ARTICLESavocat droit public epinal SES FILMS FETICHES
save téléphone portable
éperons western largeur 76
sage registre unique du personnel
envoi bpost belgique
adrien echcharif linkedin
Conan le Barbare
C’est Arrivé Près De Chez Vous
Marquis
Princesse Mononoke
Sacré Graal

estomac plus transpiration Critique Parallel
{Photo 1 de Parallel} Noël, Josh, Devin et Leena, quelques amis qui se débattent avec leur début de vie professionnelle, trouvent un miroir ouvrant vers des univers alternatifs, quasi similaires au nôtre. Ils vont profiter des opportunités qu'offrent ces derniers pour grandement améliorer leur quotidien. Comme les actes posés de l'autre côté du miroir n'emportent aucunes conséquences néfastes de ce côté-ci, les voilà bien vite tentés de franchir des limites morales pourtant initialement fixées. Mais tout le monde ne vit pas la situation avec détachement, et la cohésion du groupe commence à en souffrir.

Le miroir, qu'il dise la vérité, cache de sombres secrets ou s'ouvre sur d'autres dimensions, est décidemment un objet conférant autant de possibilités narratives que d'approches différentes. Et plus encore au cinéma, art visuel qui peut jouer par le reflet avec le « quatrième mur ». A ce titre, on pourrait imaginer que l'univers parallèle du film d'Isaac Ezban soit justement notre monde réel, à l'instar des mises en abimes à LA ROSE POURPRE DU CAIRE ou à la RING (le roman à la base du film, dans son troisième tome). Mais non, Ezban ne creuse pas ce sillon déjà bien défriché par ailleurs. L'aura fantastique de son sujet ne le fait pas non plus verser vers l'horreur, laquelle s'est plus souvent qu'à son tour emparée du miroir, soit comme reflet des tourments intérieurs de son contemplateur (dévoiement du narcissisme qui ouvre à tous les possibles de l'horreur psychologique), soit comme portail vers un monde normalement caché à nos yeux (on ne compte plus les apparitions fantomatiques révélées au détour d'un reflet). Mais non, toujours pas. En fait, Ezban s'intéresse finalement peu au miroir et même à l'interaction entre les univers pour privilégier l'étude des conséquences de leurs actes sur la psyché de nos protagonistes et sur leur dynamique de groupe. Le film est d'autant plus intéressant qu'il reste centré sur ses personnages.

PARALLEL est donc de prime abord choral : on suit une bande d'amis à travers leurs pérégrinations dans ce multivers où, déresponsabilisés, ne devant assumer aucunes conséquences pour leurs actes, ils devront questionner leurs limites morales. Chacun suivant sa propre voie et proposant un profil spécifique (l'opportuniste, le suiveur, la victime, ...), le groupe va peu à peu se dissoudre puis imploser. Le scénario nous fait alors quitter la proposition chorale pour opter pour le point de vue d'un des personnages. C'est certes plus confortable pour le spectateur, mais ça n'enlève rien à la réussite de l'ensemble.

Pour finir sur les personnages, on évoquera rapidement le casting : Georgia King (vue dans TORMENTED et dans plusieurs films programmés au BIFFF comme le très bon ELIMINATE : ARCHIE COOKSON, ou mais alors dans les tréfonds de la distribution de COCKNEYS VS ZOMBIES ou de BURKE AND HARE de John Landis), Mark O'Brien (le capitaine Marks dans ARRIVAL, mais qu'on reverra sous peu dans THE DARKEST MINDS...et surtout dans ANON) ou Aml Ameen (LE LABYRINTHE).

Isaac Ezban, le réalisateur, creuse quant à lui décidemment ses obsessions. Après les paradoxes de EL INCIDENTE (BIFFF 2015) et ceux de THE SIMILARS (LOS PARECIDOS, BIFFF 2016), le voici donc sur le thème des univers alternatifs et des doubles avec ce PARALLEL, qui bénéficie en outre d'un budget confortable et a été tourné en anglais.

Le réalisateur mexicain s'en sort particulièrement bien dans un film qui repose sur un scénario nécessairement en béton... mais qu'il n'a, pour une fois, pas écrit lui-même. L'approche est même assez originale puisque, là où la plupart des scénarios de ce genre reposent sur une mécanique de confrontation avec son moi du passé/futur (ainsi de LA CASA DEL FIN DE LOS TIEMPOS ou de son remake coréen, HOUSE OF THE DISAPPEARED, tous deux programmés au BIFFF), voire une confrontation avec soi-même, au sens propre dans le ludique LOS CRONOCRIMENES/TIMECRIMES (BIFFF 2008) ou avec sa conscience dans une myriade de productions dont l'archétypal GROUNDHOG DAY, nous assistons dans PARALLEL d'une part à l'exploitation par les découvreurs d'une faille des possibilités de l'univers alternatif... mais surtout aux conséquences que ces choix emportent. On retrouve clairement le positionnement philosophique et moral qui sied donc assez bien à ce genre.

Et ce n'est sans doute pas un hasard si la production est cette fois « américaine » (canadienne pour préciser), tant par l'approche des personnages, qui tirent parti plutôt que de subir leur situation, ce qui semble inhérent à la culture nord-américaine, laquelle aime de surcroit à insuffler une vision moraliste (à ne pas confondre avec « moralisatrice ») à ses productions.

PARALLEL, qui se révèle au final une nouvelle franche réussite pour Isaac Ezban, a été présenté en première mondiale devant une salle absolument comble - et conquise - au 36ème BIFFF, lequel avait déjà programmé non seulement MEXICO BARBARO (dont Ezban a réalisé un segment) mais également ses deux premiers longs, pour d'ailleurs sacrer THE SIMILARS.

On pourra d'ailleurs conclure qu'avec la masterclass de Guillermo Del Toro dont les préventes auront explosé les serveurs du BIFFF, l'édition 2018 consacrait les réalisateurs ou les productions mexicaines puisqu'outre la programmation de BELZEBUTH (Emilio Portes en mode sérieux cette fois), d'EL HABITANTE (Guillermo Amoedo, dont THE STRANGERS figurait à l'affiche du BIFFF 2015) et de THE YEAR OF THE PLAGUE (coproduction mexico-belgo-espagnole qui rend très ouvertement hommage à L'INVASION DES PROFANATEURS DE SEPULTURES), le BIFFF 2018 a attribué non seulement son Corbeau d'Or mais aussi le prix du public à TIGERS ARE NOT AFRAID.

acides de fruits aha Philippe DELVAUX
12/05/2018
Bookmark and Share

Page précédente    Revenir en haut de la page    Imprimer   Creer PDF

photos jessica biel > camions les tonton de rouen > monika książek instagram
Vous aimez Parallel ?
téléphone rose marie lou
Moteur de recherche
Tout est bénévole – si ce n’est pas déjà fait, versez votre obole annuelle à l'association Sin'Art : 5 €